
LYON AÉROPORT — Film des 50 ans
LYON AEROPORT
Lyon Aéroport fête ses 50 ans. Le film est porté par une voix à la première personne : l'aéroport se raconte lui-même et rassemble tous ses métiers sous un seul « je ».
La première personne fait deux choses. Elle donne une voix à ce qui n'en a pas, et elle règle le problème de l'inventaire : au lieu d'énumérer des services, le film énumère des verbes — j'accueille, je coordonne, j'orchestre, je me transforme.
Reste que tourner sur une plateforme aéroportuaire ne s'improvise pas. La zone est réglementée mètre par mètre, les mouvements d'avions ne s'arrêtent pas pour une caméra, et un drone n'y vole que sur autorisation. Trois jours de tournage, accompagnés à chaque étape par les services de l'aéroport : c'est grâce à eux que nous avons pu suivre un avion en roulage depuis une voiture, travailler au plus près des pistes, et disposer d'une piste fermée pour nous. Sans cette coordination, il n'y a pas de film — il y a des plans depuis la salle d'embarquement.
Elle permet aussi de tenir ensemble des sujets qui d'habitude se contredisent : la croissance et la décarbonation, le trafic et le territoire, la technique et les gens. Le film assume un chiffre, celui de la plateforme : 280 millions d'histoires en cinquante ans.
Un film d'entreprise de cette nature demande une écriture avant les images. Le tournage vient servir un texte, et non l'inverse — les prises de vues par drone comme les portraits d'équipes illustrent chacune une ligne écrite d'avance.




