Le Queyras s'invite à Lyon : trois bulles en 3D, plus de 600 000 vues sur Instagram
Pour donner envie aux Lyonnais de venir marcher dans ses forêts à l'automne, l'office de tourisme du Guillestrois-Queyras a fait apparaître trois bulles géantes sur les places de Lyon. Elles n'ont jamais existé qu'à l'image. Sept semaines après le premier teaser, leurs publications dépassent 600 000 vues sur Instagram.
Le Queyras, dans les Hautes-Alpes, entre Guillestre et le mont Viso, est un pays de forêts d'altitude : mélèzes, pins cembro, arbres plusieurs fois centenaires. Son office de tourisme voulait y faire venir les citadins à l'automne, quand les mélèzes virent à l'orange et que la montagne retrouve son calme. La cible : des urbains sans enfants ou libérés des contraintes familiales, de moins de 35 ans ou de plus de 55 ans.
La commande est née d'un marché public sur la valorisation des forêts du territoire, auquel nous avons répondu avec Territoires Avenir. Dès le départ, l'office a posé trois conditions : que l'on reconnaisse le territoire, que le film circule de lui-même sur les réseaux, et qu'il touche par sa dimension humaine.
Du premier atelier au concept retenu
En avril 2024, nous avons ouvert le champ avec des pistes créatives « en mode briques à casser » : des idées de film, de street marketing, d'opérations avec des créateurs de contenu. En juin, quatre concepts développés. Le 26 juin, l'office choisit le premier : « La forêt envahit la ville ».
Le scénario a ensuite mûri avec l'office. En décembre 2024, une version assumait le trucage à l'écran : un réalisateur coupait la prise et dévoilait le fond vert. L'office a jugé que l'attention glissait vers le tournage et s'éloignait des habitants du Queyras, qui devaient rester le cœur du film. Nous sommes repartis du concept, et le scénario de la bulle a été validé le 22 janvier 2025.
Trois places, trois paysages, trois rencontres
Chaque bulle a son décor et son habitant. Place Antoinette-Fouque, quartier de bureaux et de commerces, le carrefour se borde de mélèzes et mène à une cabane d'alpage, celle d'un sculpteur sur bois. Place des Terreaux, un lac de montagne s'ouvre au milieu de la place : le lac Miroir, et l'accompagnateur en montagne qui le connaît. Place Bellecour, le sol rouge devient une forêt dense, celle d'un cueilleur.
Le dossier d'implantation de mars 2025 fixe tout cela avant le moindre plan lyonnais : l'emplacement de chaque bulle, et la vue à 360° de chaque place, sur laquelle la forêt, le lac et les sommets sont dessinés à la main. C'est ce dessin que la 3D a ensuite suivi.
Un tournage en deux saisons
Les habitants ont été filmés en premier, chez eux, fin octobre et début novembre 2024, quand les mélèzes sont au plus orange : au Clot de l'Henry, au lac Miroir, dans la forêt de Mikeou. Chaque scène est tournée en caméra classique et à 360°, une souche posée au sol, celle qu'on retrouvera dans la bulle. Les vues aériennes ont été tournées par drone, avec un droniste sur place.
Côté Lyon, les trois places ont été photographiées à 360° en février 2025. Puis une journée, le 16 mai 2025 : le studio Indie, à Villeurbanne, pour l'intérieur des bulles, avec trois comédiens, et les trois places pour les passants et les entrées dans la bulle.
La souche, du fond vert à la place des Terreaux
L'intérieur de la bulle est la partie la plus délicate. Le comédien joue seul sur fond vert, à côté d'une vraie souche, avec des repères collés sur le tissu pour suivre chaque mouvement de caméra. À l'image, il se retrouve sur la place filmée à 360°, puis au milieu de la forêt du Queyras, et la lumière du décor doit tomber sur lui comme s'il y était.
La bulle elle-même est entièrement en 3D : son dôme, ses reflets, son ombre sur le sol. Le suivi de caméra et l'intégration de la lumière suivent un protocole que nous avons mis au point nous-mêmes, déjà employé pour le FOOH des Huiles Berliet.
En juin 2025, l'office a demandé de mieux présenter les habitants et de rester plus longtemps dans la rencontre : leurs métiers sont désormais écrits à l'écran, et la rencontre prend son temps. Le film est livré en octobre 2025, avec une accroche montée pour les réseaux sociaux.
Une campagne en trois temps
Le film a attendu l'automne suivant, et l'office a choisi de garder la destination secrète. Fin août 2026, les bulles circulent sans nom : une créatrice de contenu donne rendez-vous le 31 août, Le Bonbon Lyon publie son teaser le 8 septembre.
Le 11 septembre, la soirée de lancement au Groom, à Lyon, lève le voile devant des créateurs de contenu et Le Bonbon. Dix jours plus tard, un créateur de contenu venu à la soirée écrit qu'il a « surtout envie d'y aller pour de vrai ».
Le 7 octobre, l'office publie le film complet sur son compte Instagram. Le 20 octobre, Le Bonbon révèle la destination.
Plus de 600 000 vues en sept semaines
Au 23 octobre 2026, sept semaines après le premier teaser, les publications des bulles dépassent 600 000 vues sur Instagram. Le teasing a joué son rôle : une image qui intrigue, un public qui commente et partage pour savoir d'où elle vient, puis une révélation attendue.
Le teaser du Bonbon Lyon approche à lui seul les 300 000 vues, près de trois fois l'audience habituelle des reels du média. Plus de 8 500 j'aime, plus de 130 partages : un taux d'engagement de 3 %, le signe d'une vidéo que son public fait circuler.
Sur le compte de l'office, le film dépasse 230 000 vues, près de douze fois son nombre d'abonnés et quatorze fois l'audience de ses autres reels. C'est la viralité que cherchait la campagne : une vidéo sortie de la communauté du Queyras pour toucher un public qui ne la suivait pas encore.
Les relais complètent la diffusion : plus de 65 000 vues pour la révélation du Bonbon, plus de 16 000 et plus de 12 000 pour les deux créateurs de contenu de la campagne.
Le FOOH, à Lyon
Les fûts des Huiles Berliet ont traversé les lieux emblématiques de Lyon de la même façon : un objet en 3D, intégré dans des images réelles de la ville.
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